Patentes et cossins

5 décembre 2009

Cossins en vrac:

- Je suis en séance de dédicace pour les Joies de la maternité avec Élise Gravel cet après-midi (samedi) de 14h à 16h, à la Librairie Verdun (4150 Rue Wellington, Verdun). Si vous êtes dans le coin, venez faire un tour!

- Vous avez vu le dernier wébisode des Chroniques? Un de mes favoris. C’est l’adaptation du texte « Les carnets érotixes de Mère indigne », paru il y a fort, fort longtemps. Et aussi, y vont diffuser une compilation des épisodes de la première saison à la télé de Radio-Canada, lundi le 7 décembre à 19h30. Tu peux me l’enregistrer, Mamie? (En passant, le site des wébisodes des Chroniques d’une mère indigne a remporté un prix Boomerang! Bravo à toute l’équipe!)

- Toujours dans le thème de la webtélé, ne manquez pas les capsules Père-Poule de Jean-Thomas Jobin. C’est vraiment très drôle, et en plus, ça met un père en vedette! Yeah, les filles!

- Cette année encore, je suis la porte-parole super-méga-officielle des Grands Prix Littéraires Archambault, qui récompensent un auteur de la relève et un auteur choisi par le public parmi une belle brochette d’écrivains, comme on dit dans les restos grecs. Je vais bloguer à ce sujet sur Côté Blogue à partir de lundi qui vient. Rendez-vous là-bas lundi!

- Sinon, au plan personnel, ben, ça va plutôt bien, merci de vous informer. Surtout que… Mais oups, pas le temps d’en dire plus, c’est l’anniversaire de Père indigne demain, faut que je commence à me maquiller tout de suite si je veux être belle pour aller danser!

Bon week-end, tout le monde!

Et ça continue, encore et encore

3 décembre 2009

Désolée pour le titre, les copains, mais l’autre jour, j’ai rêvé que j’étais enceinte d’une troisième fille (si, si) et qu’on la nommait Rosie. La bonne nouvelle, c’est que ce n’était qu’un rêve, et la mauvaise, c’est que ça fait deux semaines que j’ai des chansons de Francis Cabrel dans la tête. Alors voilà, je vous l’avoue candidement, j’en suis au point où je dois partager mon cauchemar avec mon prochain. Avec vous. Gnac, gnac.

Mais je vous connais, ô lecteurs dont la curiosité n’a d’égale que la violente envie d’un Pim’s Cake à l’orange à deux heures du mat’ (en tout cas, si vous ressemblez un tant soit peu à Père indigne, vous êtes comme ça). Vous vous demandez « mais qu’est-ce qui peut bien continuer encore et encore, nom d’un petit bonhomme? »

Mes histoires de toilettes. C’est ça qui continue, encore et encore.

Comme vous le savez, il y a déjà plusieurs mois que je tente de reconquérir le territoire de la lunette. J’ai la faiblesse de croire qu’il est de mon bon droit de vouloir faire pipi/faire caca/prendre ma douche en paix. Fol espoir, j’en conviens, mais comment continuer à vivre, sinon? Or, j’ai souvent l’impression que mes prières et injonctions se perdent dans le tourbillon d’une vicieuse chasse d’eau métaphorique.

Mère indigne – OK, tout le monde, soyez forts. Je vais aux toilettes. Je vais verrouiller la porte. Prière de ne me déranger qu’en cas d’absolue nécessité.

Tout le monde – Compriiiis!

Mère indigne – (En business.)

Fille Aînée – (Toc.) Maman?

Mère indigne – (Se visualise loin, très loin, au bout du monde, au milieu d’un désert accueillant, avec une banane dans l’oreille pour faire bonne mesure.)

Fille Aînée – (Toctoctoc.) Maman. Maman? Maaaamaaannn! MAM-!

Mère indigne – Quoi? Mais QUOI, enfin???

Fille Aînée – Euh…

Mère indigne – C’est urgent?

Fille Aînée – Assez, oui.

Je termine la travail en triple vitesse (ce qui constitue en soi un traitement inhumain dénoncé par la Convention de Genève contre la torture) puis, je déverrouille la porte.

Fille Aînée – C’est parce que là, Bébé s’est déguisée en lapin, et là, je lui ai expliqué que j’étais aussi un lapin parce que mon signe chinois, c’est le Lapin, et qu’elle, elle était un –

Bébé – ZE SUIS PAS UN COOOOOOOQ!!!

Fille Aînée – Oui, t’es un coq –

Bébé – NAAAAOOOOOON!

Fille Aînée – … parce que ton signe chinois, c’est le Coq

Bébé, ajustant un masque de lapin sur son visage transformé en vallée de larmes – MAMAAAAAAAANZESUISUNLAPINPASMA
SOEURETZESUISPASUNCOOOOOOQ!!!

Mère indigne, désemparée, ne sachant quoi expliquer à qui – C’est parce que là, est-ce que je peux retourner aux toilettes? Parce que je pensais que j’avais fini mais j’ai pas fini et –

Bébé – Maman? Ze veux faire du bricolage avec toi pis ça va aller mieux.

Mère indigne – Ack. Peut-être que Papa pourrait… Chériiii?

Fille Aînée – Papa vient d’entrer dans la salle de bain. Il m’a dit de te dire qu’il en serait indélogeable pendant les deux prochaines heures et demie.

Mère indigne – Merde.

Bref, dans ma lutte pour la domestication des lieux d’aisances, je ne cesse de perdre des batailles. Mais je ne désespère pas de gagner la guerre!

Enfin, je ne désespérais pas. Car l’autre jour, je vous l’avoue, j’ai été ébranlée.

J’avais pourtant un bon pressentiment. D’autant plus que, ce jour-là, j’étais restée à la maison pour travailler. Vous me voyez venir. Seule à la maison. L’occasion rêvée de fréquenter les toilettes sans avoir l’impression qu’on était pour y faire défiler la flamme olympique.

Au début, ça a super bien été. J’ai tout fait ce que j’avais à faire, tranquille – la porte verrouillée, tout de même; on ne sait jamais, un passant aurait pu s’aviser de passer la tête dans l’embrasure par besoin urgent de savoir quelle était la racine carrée de 23.

C’est une fois sous la douche que les problèmes ont commencé.

Mère indigne – Aôôô champs Élyséééées, toulitoudoudouuu, aôôôôôôô champs Élyséééées, pfoufoudifouf-

Chien Premier – (Gratte.) Ouaf!

Mère indigne – Ben voyons donc.

Chien Premier – (Grattegrattegrattegratte.) Ouaf! Ouaf? Aouuuuuu! AOUUU-

Mère indigne – Chien Premier! Arrête ça tout de suite!

Chien Premier s’est arrêté pour mieux repartir sur les chapeaux de griffes, direction la porte patio. « Ouaf! Ouaouaouaf! Ouaffeuh, bon sang de bordel de chnoutte! Faut que tu viennes, vénérée maîtresse! J’te jure, c’est MÉGA-IMPORTANT! AOUUUUUUU!!! »

Bon. Là, je vous rappelle que j’étais toute seule à la maison. Et Chien Premier, ce brave toutou, ne jappe jamais pour rien. À peine s’il laisse échapper quelques (dizaines) d’aboiements (sonores) lorsqu’il aperçoit un écureuil, entend le chien du voisin, voit arriver le facteur ou ce qu’il croit être son ombre, s’imagine que le camion de vidanges passe ou, tout simplement, lorsqu’il s’ennuie un peu. Bref, j’étais tout de même un peu inquiète.

Et si quelque chose de grave se passait dans la cour arrière? Et si les voisins en avaient finalement eu assez de notre haie mal taillée, s’ils avaient décidé de prendre les choses en main à grands coups de chainsaw? Ou pire: et si le comité exécutif de la Ville de Laval avait unanimement décrété que Mère indigne devenait illégale sur son sol d’adoption? Je me défendrais pathétiquement: « Corrompre la maternité, moi? Mais Monsieur le juge, tout ce que j’ai jamais voulu, c’est faire des blagues! D’ailleurs, laissez-moi vous raconter la fois où Bébé– » Mais on m’interromprait, on me jetterait au cachot. Père indigne courrait au Jean-Coutu le plus proche pour me procurer de la ciguë afin que, telle Socrate au féminin, je puisse choisir d’abréger moi-même mes souffrances. Mais non, suis-je folle, il n’y a plus de ciguë dans nos pharmacies déliquescentes! À la place, Père indigne reviendrait avec une vingtaine de boîtes de Tylénols pour enfants. En plus, je le connais, il aurait choisi la saveur gomme-baloune, la plus ignoble, puisqu’il m’aime et ne voudrait pas que je les avale… Ou alors, il aurait fait ça pour se venger du fait que j’ai échappé son saxophone par terre, l’autre jour? Mais c’était un accident! C’était…

Oui, bon, avec tout ça, il fallait que j’aille voir de quoi il en retournait. Je suis sortie de la douche, ruisselante, à moitié nue (mais non, voyons! Je sors de la douche! Je suis toute nue, quand même! Pardonnez-moi, je cabotine, je le sais, mais ça faisait trop longtemps que je n’avais pas écrit de billet).

Chien Premier, en pleine imitation de derviche tourneur – Ouaf, ouaf! Tchèque ça, vénérée maîtresse! As-tu vu ÇA??? J’capoooooote! Aouuuuuuuuuuuuuu! AOUUUUUU!!!

De la neige. C’était de la neige. Chien premier avait pété les plombs et m’avait tirée de la salle de bain parce qu’il neigeait.

Après avoir garroché le chien dehors pour lui permettre d’apprécier tout le côté pastoral, ludique et merveilleusement glacial des flocons qui bâtissent des ponts entre nous et le ciel (encore du Cabrel, gnac gnac), je suis retournée sous la douche.

La morale de l’histoire? Lorsque les épreuves nous accablent, il faut se souvenir qu’il y a moyen d’en sortir plus propre.

Rendez-vous au Salon du livre de Montréal!

17 novembre 2009

Pour ceux et celles qui viendront faire un tour au Salon du livre de Montréal, je serais enchantée de vous y rencontrer! Mon horaire de dédicaces est le suivant:

Chez les 400 coups (avec Élise, pour les Joies):

Vendredi le 20, de 19h à 20h
Samedi le 21, de 11h à midi
Dimanche le 22, de 15h30 à 16h30

Chez Septentrion (pour les Chroniques):

Mercredi le 18, de 20h à 21h
Jeudi le 19, de 18h à 19h30
Vendredi le 20, de 13h à 14h30
Samedi le 21, de 13h à 14h30 et de 18h à 19h30
Dimanche le 22, de 10h30 à midi et de 13h à 14h30

Je participerai également, dimanche le 22, à une table ronde sur le thème « Vivre la maternité autrement, est-ce possible? », avec la sus-mentionnée Élise Gravel et Marie-Julie Gagnon. Venez nous voir, on sera ravies! (En tout cas, dans mon cas, c’est sûr; je ne voudrais pas parler pour les autres, mais ça devrait aller.)

Quelle époque.

13 novembre 2009

Bébé – Moi, maman, quand je vais être grande, je vais me marier avec Jasmine.

Mère indigne – Ah, O.K.

Bébé – Et je vais mettre une très belle robe.

Mère indigne – Tu vas vouloir que je te donne ma robe de mariée? Tu sais que je portais la même robe que Mamie quand je me suis mariée. Enfin, pas la même robe au même moment, tu comprends. La, euh, la même robe blanche que celle que Mamie avait quand -

Bébé – Non! Pas ta robe blanche. Je veux mettre ta robe noire de sorcière.

Mère indigne – Ah, O.K.

***

Pour ceux qui se demandent, c’est à ça que ça ressemble, une petite fille qui boude au magasin et qui n’aura pas de bonbons à la sortie:

Rimouskoquins, Rimouskoquines

3 novembre 2009

Je serai par chez-vous dans quelques jours pour le Salon du livre qui se tient cette semaine dans votre belle région (qui serait plus belle si le Capitaine Homard était ouvert à l’année, parce que j’ai pleuré quand je suis allée en octobre dernier et que c’était fermé, mais passons à autre chose, je ne suis pas du genre à ressasser des événements choquants qui m’ont causé une peine terrible, non, ça n’est pas du tout mon genre)!

Voici mon horaire pour le Salon, tel que présenté dans mon Google Agenda (0n se connaît tellement maintenant, je n’ai plus aucun secret pour vous):


Bon, quand je dis « aucun secret », je vous mens peut-être un peu. J’ai un petit secret, quand même. C’est encore à cause d’Élise, et aussi à cause d’autres personnes qui ne veulent pas que je révèle ici leur nom, voeu que je respecterai comme la bonne personne morale que je suis. Mais voici tout de même un indice:

C’est super top secret comme truc, alors n’insistez pas, vous ne saurez rien de plus avant la parution du prochain numéro de Zinc.

(Oups.)

En primeur, la préface des Joies de la maternité (poil au nez), qui sont maintenant disponibles en librairie!

2 novembre 2009

(Et n’oubliez pas le lancement, lundi prochain!)

***

Bon, bon, bon. Je vous entends déjà rouspéter.

Quoi? Un autre livre sur la maternité? J’ai à peine le temps de feuilleter « Maman, comprends mes cris » et « La nutrition de votre enfant en 182 étapes obsessionnelles ». Et voilà qu’on me propose une dissertation sur les joies d’être mère. Je suis épuisée, au bord de la panique, je sens que je vais craquer, je, je, je… bouhouhouhou!

Eh bien oui. Voilà.

Voilà pourquoi vous avez BESOIN de ce livre. Vous avez un bébé, et par conséquent, vous avez besoin d’aide. Et comme nous ne pouvons pas vous préparer des petits plats ou vous proposer de garder votre petit monstre (faut pas rêver), nous avons décidé de vous offrir une aide psychologique tout à fait frivole mais néanmoins précieuse.

Ce livre, c’est la maternité dans tous ses travers absurdes et ses aventures extravagantes. C’est la thérapie par l’hilarant. En plus, y’a des images. Ça signifie que vous pourrez le refiler à votre enfant ébloui pour qu’il l’enduise sagement de bave pendant que vous prenez un café avec une copine.

Ce livre, mes chers amis, est in-dis-pen-sa-ble.

D’ailleurs, à ce sujet, une anecdote: Martha Nielsburger, de St. Augustine (Floride), n’a pas obéi aux instructions de mon courriel qui lui conseillait d’acheter ce livre en quinze exemplaires afin de l’offrir à ses copines enceintes. Résultat de son insouciance? Une succession d’épreuves cruelles: Martha a oublié ses céréales sur le comptoir et a dû les manger toutes molles, elle s’est trompée de numéro en appelant sa mère et elle a dû se lever la nuit pour aller faire pipi. Et afin de survivre à la maternité, ses copines ont dû signer, de leur lait maternel, un pacte avec le diable.

Ne faites pas comme Martha. Adoptez ce livre et chérissez-le comme votre propre enfant, car il est votre porte ouverte sur les drôleries inhérentes à la maternité et à son tendre univers.

(Poil aux ovaires.)

Haaaaouuuuuulloween

31 octobre 2009

Chers amis,

Ici Mère indigne, en direct de l’Halloween.

Vous le savez, concernant l’Halloween, ça fait quelques années que je renâcle. Que je désacralise cette belle fête où le noir et le orange se parent de leurs plus belles couleurs. Eh bien, cette année, que nenni! J’ai décidé de me donner à fond au monstrueux, et non, je ne parle pas ici de Père indigne.

En 2009, j’ai décidé d’embrasser le côté obscur du sucre.

D’abord, j’ai décoré la maison il y a plus de 48 heures et je n’ai pas tout enlevé ce matin, ce qui est déjà remarquable.

Qui plus est, j’accueille les gens avec une ambiance sonore composée de cris de monstres et de loups-garous (j’ai déjà fait faire pipi dans leur culotte à deux terrible twos qui portaient encore, heureusement, leur couche); je me suis moi-même déguisée en madame qui ne sait pas en quoi se déguiser mais qui fait un effort (j’ai mis du noir autour de mes yeux pis un chapeau noir); et finalement, j’ai acheté plein de bonbons que j’ai amoureusement calés dans des gants chirurgicaux, créant ainsi un adorable effet « main de zombie farcie aux bonbons sûrs ». Ou main amputée de Bonhomme Michelin, maintenant que j’y pense.

Si je puis me permettre, le truc des gants, c’est tout de même génial, parce que quand les enfants en auront retiré les bonbons, les parents pourront jouer au docteur avec.

Ne me remerciez pas, je vous en devais bien une, après tout ce temps.

Amitiés,

Mère indigne

P.S. Je ne peux pas vous laisser sans quelques témoignages éloquents de la technique du gant… et de l’humeur de Bébé – y’a que ça de vraiment constant en ce bas monde.

Pour faire une histoire courte

26 octobre 2009

« Maman, regarde, j’ai une queue! », m’annonce Bébé en sortant de la salle de bain, flambette, avec un bout de papier de toilettes coincé dans les fesses. Elle s’avance, et je me rends compte que l’autre bout, ben, il est toujours accroché à sa place habituelle.

Avec l’Halloween qui arrive, ça va faire un beau déguisement de Marsupilami.

Avis aux intéressés

23 octobre 2009

Demain, samedi, le 24 octobre, je serai toute la journée au Salon des métiers d’art de Drummondville. Ben oui, ils m’ont invitée! Venez faire un tour, y’aura moi, mes livres, Fille Aînée qui s’occupera de la caisse, et tout plein d’artisans qui ne demandent pas mieux que de vous aider à vous y prendre d’avance pour trouver vos cadeaux de Noël.

C’est au Cégep de Drummondville, au 960, rue Saint-Georges. Au plaisir!

Chaud devant!

21 octobre 2009


Il vient de sortir des presses et pourrait bien se retrouver en librairies dès la semaine prochaine! Fille Aînée se moque déjà de la prose d’Élise et de la mienne… ou alors, elle est toute à la joie d’apprendre en primeur les trucs et astuces qui font de sa maman la meilleure maman du monde! (tousse, tousse)

MÀJ: Un joli fond d’écran gratuit des Joies, chez Élise.


Auteur des Chroniques d'une Mère indigne: Caroline Allard. Tous droits réservés